Infos sur le Maroc
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›Climat ›Politique ›Droit des femmes ›Terrorisme ›Démographie |
›Religion ›Langues ›Culture ›Artisanat marocain ›Economie |
| Le Maroc | ||
Le Maroc, en forme longue le Royaume du Maroc, en arabe al-Maghrib, المغرب et Al Mamlakatu'l-Maghribiya, المملكة المغربية ou encore le Royaume chérifien, est un pays d'Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Sa capitale politique est Rabat alors que la capitale économique et la plus grande ville du pays est Casablanca. Le pays est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, par l'Espagne, le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée au nord, par l'Algérie à l'est, et au sud par la mauritanie. |
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| Fondation du Maroc | ||
La fondation du Maroc, pays se considérant arabo-berbére, africain et musulman, se fait avec les Idrissides qui allièrent à leur cause diverses tribus contrôlant des petits royaumes ou territoires indépendants de tout pouvoir central. Au fur et à mesure des alliances, les Idrissides vont étendre leur influence territoriale avec des populations autochtones et lancer les bases de l'organisation d'un État constitué (Makhzen) reprises par les dynasties suivantes. Si les Idrissides vont commencer à dessiner les bases de l'État et des frontières de l'actuel Maroc ce sont les Almoravides qui en créant leur capitale Marrakech donneront au pays son nom (le nom Maroc est due à déformation linguistique française de Marrakech); ils consolideront et élargiront l'œuvre débutante et fragile des Idrissides ; les dynasties suivantes hériteront de l'expérience étatique précédente. Même si d'autres civilisations du bassin méditerranéen (Rome, Carthage etc..) ont enrichi l'histoire du pays et même, si des populations de l'actuel Maroc vont participer à l'essor de ces civilisations, les historiens du Maroc les considèrent comme appartenant à des puissances étrangères, de surcroît non musulmanes, point important dans la définition du pays. À partir des Idrissides, les dynasties qui suivirent et qui durent, elles aussi, établir des alliances avec des tribus de l'actuel Maroc, seront considérées comme marocaines par les historiens.Monnaie Idrisside année 840, marque de la création d'un État À l'époque des Idrissides, le Maroc s'appelle le Royaume de Fez. À propos du Maroc, le terme Empire est parfois utilisé car par définition, un empire est un ensemble d'États ou de royaumes (voir les différentes cartes du Maroc). Ceci explique l'appellation « villes impériales » utilisée encore de nos jours pour qualifier les villes de Fès, Marrakech, Meknès et Rabat14. Lorsque le Maroc se fonde, le reste du Maghreb est éclaté sous forme de royaumes ou territoires indépendants, parfois concurrents ou en guerre, sans pouvoir central c'est-à-dire non organisés en État dirigé par des populations autochtones. L'organisation en État organisé permit aux Saadiens et aux Alaouites de s'opposer à l'avancée ottomane[réf. nécessaire] qui s'arrêta à la Moulouya et qui s'étendait sur une grande partie des autres pays arabes actuels. Des désaccords apparus au début du xxe siècle dans la famille Alaouite et dans le Makhzen plus gobalement suite à des problèmes de gestion du pays, créèrent une période d'instabilité (comme le Maroc en connut dans le passé) dont vont profiter plusieurs puissances coloniales (Allemagne, Angleterre, Espagne, France) pour essayer de s'emparer du pays qui possède entre autres une position géostratégique intéressante, à la veille de la Première Guerre mondiale. Après bien des tractations houleuses et secrètes qui faillirent déclencher dès 1912 la Première Guerre mondiale, le Maroc fut partagé entre la France et l'Espagne. |
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| Le Maroc antique | ||
À partir des années - 3 000 se développe au Maroc la culture campaniforme. Dès lors le Maroc entre dans l'âge du bronze et on assiste à la diffusion d'une céramique noire spécifique dont la présence est attestée dans un certain nombre de sépultures de la région rifaine. À partir du xie siècle av. J.-C., les hardis commerçants phéniciens venus du Liban actuel atteignent les côtes marocaines et notamment la côte atlantique. Ils fondent de nombreux comptoirs qui serviront de bases à de nombreuses cités romaines puis arabes (dont les principaux furent Tingis et Lixus, actuelles Tanger et Larache). Au passage, c'est à cette période déjà que l'on date les toutes premières installations de populations juives au Maroc L'autonomie progressive de Carthage profite aux comptoirs phéniciens fondés sur les côtes marocaines dans la mesure où ils seront davantage mis en valeur du fait de la proximité relative avec la nouvelle capitale de l'empire punique. L'influence carthaginoise se fait grandement sentir auprès des populations indigènes dont l'organisation s'améliore parallèlement. Ainsi les tribus berbères se fédèrent progressivement, fondant des royaumes cohérents dont le premier sera le royaume de Maurétanie d'abord confiné dans le nord-ouest de l'actuel Maroc. Le sud du pays est occupé par les Gétules et l'est par les Numides. Du fait du soutien apporté par la Maurétanie à l'Empire romain lors de la destruction de Carthage, il se nouera une étroite amitié entre les deux entités (d'où l'éviction du chef numide Jugurtha). Le roi Bocchus se voit même décerné le titre d'Ami du Peuple par le Sénat romain et gagne l'amitié du consul Caius Marius. Sous le règne de Juba II la Maurétanie devient un royaume vassal, réputé pour ses exportations de pourpre et de produits maritimes, assez riche pour tailler sa propre monnaie d'or. Une brillante civilisation urbaine se développe, influencée à la fois par l'héritage carthaginois et par les courants artistiques de la Grèce et de l'Égypte. De telles influences sont sans doutes dues au mécénat de la propre épouse de Juba II, la reine Cléopâtre Séléné, qui n'est autre que la fille de Marc Antoine et de Cléopâtre VII. Mais une telle richesse attise la convoitise de Rome, ce dont Ptolémée de Maurétanie, sucesseur de Juba II, va faire les frais. Lors d'une invitation de Ptolémée à Rome, le dernier roi maurétanien est assassiné par l'empereur Caligula, ce qui entrainera après deux années de troubles une annexion de la Maurétanie (42 ap J.-C.) que l'on désignera dès lors sous le nom de Maurétanie Tingitane, décrétée officiellement province impériale par l'empereur Claude Ier. Là encore, seul le nord de l'actuel territoire marocain est effectivement sous contrôle romain, le reste du territoire demeurant berbère. Les Romains fondent une cité propspère à Volubilis (non loin de l'actuelle Meknès). Néanmoins la capitale administrative demeurera Tingis, future Tanger, siège du procurateur, le gouverneur de la province, de rang militaire et appartenant à l'ordre équestre (chevalier romain). Durant toute cette période une grande autonomie est accordée aux différentes tribus (comme en témoignent les fameuses tables de Banasa), mais la constante pression des peuplades méridionales puis les crises internes à l'Empire auront progressivement raison de la Maurétanie Tingitane. Au iiie siècle la province est réduite à la côte nord et à Sala (actuelle Salé). Durant la domination romaine les cités, colonies de droit romain ou latin, se dotent de monuments civiques et de résidences ornées d'oeuvres d'art (sculptures, mosaïques). Les plaines cultivées sont partagées par l'aristocratie locale, qui s'enrichit notamment de l'exploitation de l'olivier dont les produits sont exportés dans les provinces voisines. Les terrains de parcours plus lointains sont laissés aux tribus nomades ou semi-nomades. Les ports de Tingis et de Sala connaissent une intense activité commerciale. En 429, des tribus Vandales originaires de Germanie traversent le Détroit de Gibraltar mais dans leur imperturbable course vers ce qui demeurait de la mythique Carthage, ils ne contrôleront guère que le littoral méditerranéen, se désintéressant de l'intérieur des terres. Un siècle plus tard, les Byzantins, désireux d'anéantir le royaume vandale pacifieront le nord du territoire, désenclavant par la même occasion les tribus maures du reste du pays. Le gouvernement de Constantinople crée la province de Maurétanie Seconde, qui regroupe Tanger, Ceuta, Lixus et l'extrême sud de l'Espagne, administrée par un exarque. |
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| Toponymie | ||
Le Maroc se dit en berbère lmruk (ⵍⵎⵔⵓⴽ en tifinagh), nom qui dérive de la prononciation Amur n'wakuc ("Amour" qui signifie "pays" et " Akouch" qui veut dire " dieu" ce qui donne la terre de dieu ou la terre sainte)9. Une autre étymologie donne l'interprétation de « terre de parcours10. » C'est aussi ce mot qui a donné le nom de Marrakech11. Le Maroc se dit en arabe al-Maghrib (المغرب), ce qui signifie « le couchant » ou « l'Occident12 » (littéralement : « le Maghreb »). Ce même mot, en arabe, désigne aussi le Maghreb au sens large13 ; aussi, lorsqu'il est nécessaire de préciser, on nomme le Maroc al-Maghrib al-'aqṣaą (المغرب الاقصى), signifiant « le Couchant lointain » ou « l'Extrême-Occident », et on désigne le Maghreb par al-Maghrib al-°arabiy (المغرب العربي), soit « l'Occident arabe ». Le nom français Maroc dérive quant à lui de la prononciation espagnole de Marrakech, Marruecos, ville du centre du pays fondée en 1062 et qui fut la capitale de trois dynasties (celle des Almoravides, des Almohades et des Saadiens). De cette prononciation dérivent également Marrocos (en portugais), Marocko (en suédois), Morocco (en anglais), et Marokko (en allemand, norvégien et néerlandais), les Persans l'appelant eux Marakech. Les Turcs l'appellent Fas qui vient du nom de l'ancienne capitale du Maroc sous les dynasties mérinide, wattaside et alaouite (avant 1912), Fès. Dans l'Antiquité, les Grecs appelaient les habitants de la région les Maurusiens. À partir de cette appellation, la région composée du Maroc et de l'Algérie occidentale sera connue sous le nom de Maurétanie (à ne pas confondre avec la Mauritanie). La région sera par la suite divisée en deux Maurétanies provinces par les Romains: la Maurétanie Tingitane avec Volubilis pour capitale (ancienne cité berbère de Oulil) et la Maurétanie Césarienne avec Cesarea (Tipaza) pour capitale (centre et ouest de l'Algérie). Le Maroc est le pays où les Grecs anciens situaient le mythique jardin des Hespérides. Le Maroc fut connu sous le nom de Royaume de Marrakech sous les trois dynasties qui eurent cette ville comme capitale, puis sous le nom de Royaume de Fès sous les dynasties qui résidèrent à Fès. Sous la dynastie des Alaouites, le Maroc est aussi connu sous le nom d'Empire chérifien. Cette appellation, très utilisée avant 1956, l'est aussi jusqu'à nos jours car le souverain alaouite, descendant du prophète de l'islam Mahomet, est "cherif" c'est-à-dire noble. Au xixe siècle, les cartographes européens mentionnaient toujours un "Royaume de Maroc" en en indiquant l'ancienne capitale "Maroc" (pour Marrakech). À l'indépendance, le pays prit le nom officiel de Royaume du Maroc et le sultan Mohamed ben Youssef en devint le roi sous le nom de Mohamed V. |
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| Géographie | ||
| Le Maroc est un pays du nord-ouest de l'Afrique. Sa longue côte donnant sur l'océan Atlantique se termine au-delà du détroit de Gibraltar sur la Méditerranée. Au sud du Maroc se trouve le territoire contesté Sahara occidental, revendiqué et contrôlé en grande partie par le Maroc. À l'est et au sud- est, le Maroc est limitrophe de l'Algérie. À quelque distance de la côte atlantique se trouvent les îles Canaries et Madère. Au nord du détroit de Gibraltar se trouve l'Espagne. La capitale administrative est Rabat. Parmi les grandes villes remarquables on trouve Casablanca, Agadir, Fès, Marrakech, Meknès, Tétouan, Tanger, Oujda, Ouarzazate et Laâyoune (au Sahara occidental). | ||
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| Géographie physique | ||
Les montagnes occupent plus des deux tiers du territoire marocain et atteignent des hauteurs non négligeables. Plusieurs sommets franchissent la barre des 4 000 m. Le Jbel Toubkal, le plus haut sommet du pays, culmine à 4 167 m. Le Maroc renferme quatre principales chaînes de montagnes, et c'est le seul pays du Maghreb à disposer d'une immense chaîne de montagne l'Atlas. D'abord au nord du pays, les montagnes ou djebel du Rif bordent la Méditerranée. Le plus haut sommet du Rif atteint 2 456 m et il a pour nom djebel Tidirhine. Le Rif propose des surfaces variées selon les altitudes de ses régions. En fait, à l'ouest, on retrouve surtout une végétation épineuse (des sapins, des pins et des cèdres). De l'autre côté, il y pousse des steppes arides et des maquis et encore plus à l'est, on y retrouve le chanvre, qui n'est cependant pas récolté. Plus loin des rivages méditerranéens et plus à l'intérieur du pays, il est possible de remarquer trois autres immenses chaînes: le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l'Anti-Atlas, où nous retrouvons encore une fois une diversité des paysages. Le Moyen Atlas, qui est le « château d'eau » du Maroc est séparé du Rif par les plaines arides de l'est et fertiles de l'ouest. Les deux chaines sont séparées par la fameuse trouée de Taza. Le Moyen Atlas se compose de deux parties au paysages très différents. À l'est, on retrouve les massifs escarpés avec des sommets à plus de 3 100 m comme Jbel Bou Naceur ou Bouiblane. Ces sommets connaissent des chutes de neiges importantes. Vers l'ouest, la chaine s'adoucit pour laisser place à des reliefs plus abordables et laissant place à quelques petits plateaux. La chaine du Moyen Atlas est bordée au sud par le Haut Atlas C'est dans le Haut Atlas, chaine majestueuse qui ceinture le pays d'est en ouest que le Toubkal culmine à près de 4 167 m. |
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| Climat | ||
| Le climat marocain est à la fois méditerranéen et atlantique, avec une saison sèche et chaude doublée d'une saison froide et humide, la fin de la période chaude étant marquée par les pluies d'octobre. La présence de la mer atténue les écarts de température, tempère les saisons et accroît l'humidité de l'air (400 à 1000 mm de pluies sur le littoral). Dans l'intérieur, le climat varie en fonction de l'altitude. Les étés sont chauds et secs, surtout lorsque souffle le sirocco brûlant ou le chergui, vent d 'été venant du Sahara. À cette saison, les températures moyennes sont de 22 °C à 24 °C. Les hivers sont froids et pluvieux avec gel et neige . La température moyenne évolue alors de - 2 °C à 14 °C et peut descendre jusqu'à - 26° C. Dans les régions montagneuses, les précipitations sont très importantes (plus de 2000 mm de précipitations au Rif ou encore 1800 mm au Moyen-Atlas). Le Maroc pré-saharien et saharien a un climat désertique sec. | ||
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| Politique | ||
| Le Maroc est une monarchie constitutionnelle. Sa constitution est celle proclamée en décembre 1962 par Hassan II. Elle a été modifiée et enrichie à 4 reprises en 1970, 1972, 1992 et 1996, augmentant les pouvoirs du parlement bien que ceux-ci restent toujours limités sur certains points. En effet, l'essentiel du pouvoir est concentré entre les mains du roi, monarque héréditaire, qui nomme le premier ministre en tenant compte de la majorité du parlement. Actuellement, le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif, bicaméral, est exercé par la chambre des représentants composée de 325 membres élus tous les cinq ans au suffrage universel, et la chambre des conseillers qui comprend 270 membres renouvelés par tiers tous les trois ans. La justice est le troisième pouvoir. Ce pouvoir en forte mutation depuis quelques années, grâce à la création de nouvelles juridictions spécialisées (tribunaux administratifs, tribunaux de commerce). | ||
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| Droit des femmes | ||
Depuis la venue au trône de Mohammed VI, des réformes sur la condition de la femme ont été accomplies. Suite aux luttes du mouvement féminin et du mouvement démocratique et malgré la farouche résistance opposée par le mouvement intégriste et les conservateurs. Le roi Mohammed VI a joué un rôle d'arbitre en sa qualité de commandeur des croyants qui lui est conféré par la constitution marocaine. Il constitua une commission consultative royale qu'il a chargé de répondre aux attentes des militantes féminines qui avaient dénoncé toutes les injustices endurées par les femmes marocaines. Après des concertations avec toutes les parties concernées qui ont duré près de trente mois, c'est le roi qui a tranché en présentant devant le parlement, le 10 octobre 2003, le nouveau projet de code de la famille, appelé Moudawana, qui a été discuté, amendé et adopté à l'unanimité par toutes les forces représentées au parlement en janvier 2004. Le nouveau code de la famille est fondé sur l'égalité entre les sexes et abolit la tutelle exercée sur les femmes. La notion de « chef de famille » est abolie et remplacée par la co-responsabilité entre les époux. Le mariage d'une jeune femme n'était possible qu'en présence de son père en tant que tuteur, seules les filles ayant perdu leur père pouvaient se marier sans tutelle : désormais, une femme peut se marier en toute liberté que son père soit vivant ou décédé. L'âge légal de mariage pour la jeune femme a été revu à la hausse : il est maintenant de dix-huit ans pour les filles et les garçons au lieu de quinze ans auparavant pour les filles. Enfin, et cela représente une grande avancée, la femme mariée a le droit d'obtenir le divorce de son mari sans être obligée comme c'était le cas auparavant de fournir des preuves et des témoignages pour justifier les raisons de sa demande. En 2006, un nouveau chapitre ajouté au code de la Famille, rend possible pour la mère marocaine de transmettre la nationalité marocaine de plein droit et automatiquement à ses enfants nés de père étranger, dans le cadre d'un mariage. Le mariage de la Marocaine musulmane n'est légal qu'avec un époux musulman, et un Marocain musulman ne peut se marier avec une non- musulmane, sauf si sa religion est monothéiste. Les Marocains de confession juive sont soumis aux règles du statut personnel hébraïque marocain64. En 2007, le pays compte un taux d'analphabétisme à l'échelle nationale de 45,3 % http://hdrstats.undp.org/2008/countries/country_fact_sheets/cty_fs_MAR.ht ml65 plus élevé chez les femmes et en milieu rural. Le taux d'activité s'élève à 86,9 % chez les hommes contre 47,9 % chez les femmes66. |
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| Terrorisme | ||
Le Maroc est confronté depuis plusieurs années au terrorisme, malgré une présence accrue des autorités sur le terrain de la lutte anti-terroriste : l'une des principales cellules islamistes est le Groupe islamique des combattants marocains (GICM). Les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca ont fait 45 morts76 et une centaine de blessés. Fin décembre 2006, deux islamistes marocains ont été condamnés à mort76 par le tribunal anti- terroriste de Salé pour « préparation d'actes terroristes au Maroc ». En 2007, plusieurs attentats-suicides touchent Casablanca, dans un cyber-café le 11 mars à Sidi Moumen et trois autres dans le quartier El Farah le 10 avril, deux policiers ont été blessés lors de la deuxième explosion, un a succombé à ses blessures lors de son transfert à l'hôpital, l'autre a eu des blessures moins lourdes et a survécu77. Le samedi 14 avril 2007, un terroriste s'est fait exploser devant le Centre américain de langue, alors qu'un autre s'est fait exploser quelques secondes après à une centaine de mètres de lui. Ces explosions n'ont fait aucun mort sauf les kamikazes eux-mêmes. La police a réussi dans la journée à arrêter le chef de la cellule terroriste ainsi que son adjoint, et a pu localiser leur laboratoire où ils fabriquaient les explosifs78. Les attentats de 2007 ont été perpétrés à l'aide d'explosifs artisanaux de très faible puissance. Aucun lien entre ces derniers attentats et le terrorisme islamique international n'a pu être établi de façon certaine, contrairement aux attentats de 2003. Le jeudi 28 avril 2011, au centre de Marrakech, a lieu un attentat dans le café Argana tuant plusieurs touristes79. |
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| Démographie | ||
Le Maroc compte environ 31 millions d'habitants. Le pays a connu tout au long du xxe siècle une forte croissance démographique qui a multiplié par 6 sa population depuis 1912. Durant la même période la proportion de citadins a augmenté constamment atteignant 55 % en 2005 : le pays compte aujourd'hui une trentaine de villes de plus de 100 000 habitants (alors qu'il n'en existait aucune un siècle auparavant ; trois agglomérations comptent plus d'un million d'habitants : Casablanca, Rabat-Salé et Fès80. Le Maroc est un des premiers pays d'Afrique après la Tunisie et l'Algérie à avoir entamé sa transition démographique : l'indice de fécondité synthétique a chuté de 7,2 à 2,5 entre 1962 et 2004. La plupart des Marocains sont arabophones et musulmans sunnites de rite malékite. Aujourd'hui les berbérophones sont estimés à environ 40 % malgré le fait que la majorité d'entre eux sont également considérés comme arabophones puisqu'ils parlent l'arabe marocain couramment81 de la population. Les premières conquêtes musulmanes au Maroc datent du viie siècle mais l'installation de tribus arabes se fit surtout à partir du xe siècle. La comparaison de l'apport démographique arabe et des populations berbères, déjà présentes, laisse penser que ce phénomène fut principalement linguisto-culturel avec l'arabisation et l'islamisation82. Ceci explique la majorité arabophone du pays. De plus, un second apport de populations arabophones se fit au xve siècle avec l'expulsion des Andalous et des Morisques d'Espagne, ce qui amplifia le processus d'arabisation notamment dans le nord du pays. Enfin la traite des Noirs, commencée au viiie siècle, ne s'acheva qu'avec la colonisation au xxe siècle et contribua de manière non négligeable [réf. nécessaire] au métissage de la population. Après la création de l'État d'Israël, la minorité juive du Maroc a quitté le pays. Aujourd'hui il reste environ 3 000 juifs au Maroc83. La plupart des étrangers vivant au Maroc sont des Français et des Espagnols, principal vecteur du développement du Maroc. De plus en plus de retraités européens viennent vivre au Maroc, en particulier à Marrakech. Quelques statistiques sur la démographie du Maroc : population : 34 957 175 habitants84 : population citadine : 19 463 634 soit 55,1 % de la population totale, population rurale : 15 428 074 ruraux ; densité : 47,51 hab./km² ; espérance de vie moyenne : 71,22 ans (en 2007)85 espérance de vie des hommes : 70,88 ans (en 2007) ; espérance de vie des femmes : 74,67 ans (en 2007) ; taux de croissance de la population : 1,528 % (en 2007) ; taux de natalité : 29,64 ‰ (en 2007)86 ; taux de mortalité : 3,54 ‰ (en 2007) ; taux de mortalité infantile : 21,85 ‰ (en 2007) ; taux de fécondité synthétique : 2,2 enfants/femme en (2011) ; taux de migration : - 0,82 ‰ (en 2007). |
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| Religion | ||
La religion la plus représentée est l'islam, qui regroupe 98,7 % des croyants. L'islam est la religion officielle, mais la coexistence avec les autres religions est effective (la pratique des autres religions révélées est d'ailleurs garantie par la constitution). La journée est rythmée par 5 appels à la prière. La vie religieuse suit le calendrier musulman. Il débute en 622, l'année où le prophète de l'islam Mahomet quitta La Mecque pour s'établir à Médine où il avait beaucoup plus d'adeptes. L'année hégirienne, année lunaire, se compose de 12 mois, mais est plus courte que l'année solaire. Le mois de Ramadan et les grandes fêtes religieuses varient par rapport au calendrier grégorien. La vie civile est régie par le calendrier grégorien. A la différence d'autres pays musulmans, le week-end se compose du Samedi et du Dimanche. Le Vendredi n'est pas férié mais administrations et services publics allongent leur pause-déjeuner pour permettre aux fidèles de se rendre à la prière87. Le judaïsme et le christianisme (ce dernier reste principalement représenté par les résidents européens) suivent avec respectivement 0,2 % et 1,1 %88. Le Maroc est aussi le pays arabe ayant le plus de juifs, on en comptait environ 280 000, aujourd'hui environ 1 000 000 de juifs d'origine et de souche marocaine vivent en Israël. |
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| Langues | ||
| Arabe | ||
| La langue officielle du Maroc est l'arabe1, ou arabe littéral. | ||
| Darija | ||
| Le dialecte arabe du Maroc est la darija ou arabe marocain, langue maternelle des Marocains arabophones (environ 60 % de la population81), couramment parlée dans la rue et la vie quotidienne et pratiquée également par les berbérophones dans leur grande majorité. | ||
| Tamazight (berbère) | ||
| Environ 40 %81 de la population parle le berbère. Au Maroc, le berbère compte trois principaux parlers, le rifain au nord, le chleuh ou tachelhit au sud et le tamazight tout court (ou braber) au centre du pays89, en plus de dialectes parlés par un nombre plus restreint de locuteurs comme le chleuh de Figuig à l'est, le ghomari90 au nord et le sanhadji des Srayr90 dans le sud du Rif. Le berbère n'est pas reconnu comme langue officielle, cependant le 17 octobre 2001 le roi Mohammed VI a créé l'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM)91, régi par le dahir royal no 1-01-299 et qui a pour vocation de donner avis « sur les mesures de nature à sauvegarder et à promouvoir la langue et la culture amazighes dans toutes ses formes et expressions ». | ||
| Français et autres langues | ||
| Le français, bien qu'il ne soit pas langue officielle, reste la langue de travail de beaucoup de ministères marocains et est la langue officieuse des domaines comme l'économie, les études supérieures scientifiques et techniques, entre autres. Il est enseigné dans les écoles primaires, collèges et lycées, dans toutes les universités et dans les écoles supérieures. De plus, un phénomène nouveau semble prendre forme, à savoir que nombre de Marocains en milieu urbain élèvent leurs enfants en français afin de leur donner un atout pour leur vie professionnelle92. L'espagnol reste pratiqué dans le nord du pays et dans le Sahara, du fait de l'ancienne présence espagnole. Le nombre d'anglophones au Maroc est encore faible aujourd'hui, mais l'apprentissage de l'anglais est de plus en plus privilégié par les jeunes Marocains en plus de l'italien et de l'allemand. | ||
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| Culture | ||
| Même si la grande majorité de sa population est musulmane, le Maroc se veut un pays multiculturel de par son contact notamment avec les Phéniciens, les Romains, les Byzantins, les Vandales, les Arabes, les Français et les Espagnols95,96,97 L'état civil marocain n'autorise pas de nombreux prénoms que des parents marocains souhaitent donner à leurs enfants pour des raisons de « rupture avec l'identité marocaine »98. Alors que cette mesure concernait surtout les prénoms berbères, elle « est de plus en plus élargie aux appellations d'origine arabe, liés à l'islam ou parfois inspirés des célébrités de cinéma98. » | ||
| Artisanat marocain | ||
L'époque néolithique marque un tournant dans la construction du Royaume du Maroc. C'est en effet, pendant cette période que les migrations venues du nord et de l'est s'installent, apportant avec elles leurs traditions et leurs arts. Aujourd'hui, le passé, les traditions millénaires ainsi que la diversité de sa population et de sa culture ont su forger la richesse de cet artisanat qui regroupe plus de 70 métiers et étonne par la diversité des créations et des matériaux utilisés : bois, cuivre, pierre, fer… Cet artisanat ne cesse de se développer, répondant ainsi aux besoins quotidiens de la population, à ceux des étrangers grâce aux exportations, mais satisfait aussi de nombreux touristes. Il est indispensable de sauvegarder ce patrimoine qui fait partie de l'histoire du Maroc. Sans cet artisanat des milliers de familles seraient condamnées à la pauvreté et cela signerait la fin de cette extraordinaire agitation des souks qui donne aux flâneurs dont tous les sens sont en éveil une sensation de vertige et cette impression de plonger dans le passé du Royaume. Les premiers habitants connus du Maroc, les Berbères ont été les précurseurs dans le domaine de l'artisanat surtout dans le travail de la laine (tapis), le fer et l'argent (bijoux), ustensiles divers et l'argile (poterie). Après l'islamisation et la venue des Arabes, d'autres formes d'artisanat se sont développées : travail du cuivre (ustensiles divers, tables), du bois, de l'oseille, de l'alfa et de l'argile (poterie). Cet artisanat couvre pratiquement tout le Maroc et chaque région possède ses propres spécialités, tirées des matières premières qui s'y trouvent en abondance. Mais les villes les plus connues pour leur artisanat sont Fès (cuir, cuivre, argent, or, tissus), Marrakech (cuir, cuivre, tapis), Essaouira (bois, tapis, argent) et Rabat-Salé (poterie). Les régions d'Agadir et du Tafilalet possèdent aussi un artisanat de valeur. Par ailleurs, c'est dans la seule ville de Meknès que l'on peut rencontrer des artisans qui pratiquent la damasquinerie (art de la gravure sur acier qui permet de confectionner vases, bijoux...) La poterie Une des grandes spécialités artisanales du Maroc est le travail de la céramique. Les artisans potiers, dont beaucoup produisent dans la région de Safi (ouest marocain), utilisent la technique de la "double cuisson" : l'argile est d'abord modelé puis cuit une première fois. Il est ensuite peint et le "biscuit" passe une seconde fois au four ce qui donne un aspect verni aux couleurs. Le produit le plus connu et le plus vendu est le tajine. Si la plupart des tajines peints sont vendus aux occidentaux et sont d'un usage purement décoratif, la quasi-totalité des familles marocaines possède et utilise quotidiennement un tajine "beldi", c'est- à-dire non décoré et à usage alimentaire. Les potiers marocains produisent également cendriers, vases, plats, saladiers… Le travail du bois L'art du tapis Le travail du cuir La production de l'argent Le travail du métal Le travail de la terre Le travail du textile |
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| Economie | ||
L'agriculture marocaine est en forme de petites exploitations de la production alimentaire archaïque d'une part, et d'autre part, les grandes plantations d'agrumes se spécialisant dans les cultures d'exportation. Il est très dépendante des conditions climatiques et a connu deux années successives de sécheresse en 1992 et 1993, qui a augmenté le déficit de la balance commerciale. En revanche, la 1994 est une année de récoltes de céréales exceptionnelle. L'agriculture occupe 35% de la population active et contribue pour 11% du produit national brut (PNB). Les terres cultivées représentent 19% de la superficie (France: 35%). Les deux principales cultures de la région sont l'orge et le blé (de 30 et 27 ° / O des terres arables), suivie par les agrumes et les légumes d'hiver, dont une grande partie est exportée. Les cultures d'exportation souffrent de la concurrence, mais en espagnol et en portugais. Zones impropres à la cuiture sont utilisés pour le bétail, en particulier des moutons (18,3 millions de têtes en 1991) et de caprins (6,3 millions de têtes). La pêche est une ressource importante (565 520 tonnes en 1989). L'industrie et les mines ont représenté 24% de la population active et contribuent 33% au PNB du sous-sol offre d'importantes ressources minières: phosphates (3ème plus grand producteur et exportateur mondial 1), de l'argent (12ème place), le cuivre, le charbon. Certains gisements de gaz naturel ont été découverts dans la région d'Essaouira et un dépôt considérable de schistes bitumineux dans les environs de Meknès. L'hydroélectricité produit 15% de l'électricité consommée au Maroc. L'industrie se développe activement et couvre de nombreux secteurs (vêtements maille et les exportations de -15,9% en 1991 - la transformation et la production d'engrais phosphatés). Les services occupent 41% de la population active et contribuent 56% au PNB La monnaie transférés par les travailleurs migrants et des recettes du tourisme constituent la balance des paiements un gain appréciable. L'économie marocaine est en mutation. La monnaie est devenue convertible parce que le pays dans le groupe des pays à monnaie forte. La privatisation est à l'ordre du jour. Le gouvernement marocain veut privatiser la moitié de son parc industriel en 1995. Une politique rigoureuse de restructuratjon et le développement économique, en accord avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, plaçant le Maroc parmi les pays les plus dynamiques en Afrique. La France, qui est son principal partenaire économique et commercial, est également le premier investisseur. Ses autres partenaires commerciaux sont l'Espagne, les États-Unis, I'Italie, I'Allemagne. Principaux indicateurs économiques • L'inflation de 5,2% en 1993 • Taux de chômage de 16% • Taux de croissance annuel de l'économie de 4,2% en 1992, proche de 0 en 1993. |
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